
Quand je veux écouter Julie Doiron, je ne prends pas un disque...je prends mon vélo.
Julie était en concert ce soir, à la salle "Il motore", rue Jean Talon... à Montréal.


Samedi passé, c'était la nuit blanche de Montréal. De 6h du soir aux petites heures de l'aube, la ville grouille de monde comme en plein jour. Près de 200 activités culturelles gratuites sont organisées. Les transports en commun fonctionnent toute la nuit; les musées et les piscines sont ouverts; concerts, projections, spectacles sont organisés un peu partout. Des fanfares et des conteurs déambulent pour nous emmener d'un endroit à un autre. Une fois de plus, la ville m'en a mis plein la vue! Un des meilleurs moments de ma ballade nocturne, fut la projection en plein air d'un film expérimental qui était filmé en direct sur le lieu même. On voyait évoluer l'équipe de tournage et les acteurs sous l'écran. L'attention dans public était très très dense. Comme ça peut arriver au théâtre. A la fin, tout le monde a applaudi.
C'est à "la vitrine" qu'on trouve la programme de la nuit blanche. C'est un mur de lampes qui changent de couleur en fonction des mouvements qu'on fait devant. J'y suis passée après avoir vu, dans une galerie, une joute d'improvisation dansée. Le principe est le même que dans l'improvisation théâtrale. Deux équipes s'affrontent, le public lance un thème et les jouteurs improvisent une danse.
Je suis aussi allée faire un tour du côté de la grande bibliothèque. Il y avait là des conteurs, des dessinateurs qui se succédaient autour d'une fresque, un groupe de musiciens qui jouaient du tango et des auteurs qui jouaient aux cadavres exquis et devaient composer une nouvelle à quatre mains sur un thème imposé.