
Escapade dans la Belle Province, au gré du hasard et des détours. Route sinueuse et belle. Lumière oblique. Petits villages et grands émerveillements. Dernières feuilles et premières neiges. Pauline Julien. Petits bonheurs.
Petit séjour à Chicago, pour un congrès. Peut-être la ville des Etats-Unis qui m'a le plus séduite. D'abord, c'est une belle ville. Une vraie belle ville où il est agréable de marcher et de s'arrêter. Une ville qui invite plus qu'elle n'impressionne. Oui, l'architecture y est extravagante. Il y a de la démesure dans la hauteur, dans la masse, dans la richesse, dans les symboles, dans les détails ou dans l'envergure des projets. Mais le résultat est somptueux! Je crois cette impression est due, en grande partie, à l'espace. Les avenues, les trottoirs et les quais sont larges, la foule est éparpillée, le fleuve sillonne la ville. Ce qui fait que d'un peu partout, on a de beaux points de vues sur la ville sans devoir lever la tête. La ville n'est pas ramassée, mais aérée. L'effervescence de la ville en devient agréable. Le rythme parait plus lent. La ville, moins agressive, plus accessible. Il y a aussi l'odeur salée du lac et le bruit métallique du train aérien.

Encore une belle intuition de Fifi! Hypnotic Brass Ensemble, un brass band de 7 cuivres, né pour jouer dans les rues de NYC et Chicago mais qui se débrouille très bien en salle. A en croire certaines critiques, c'est ce que Chicago a fait de plus funk depuis Curtis Mayfield! Et je ne suis pas loin de le croire. L'Afrobeat n'est pas loin non plus. Ils rendent hommage et citent à l'occasion Sun Ra, Tony Allen, Moondog et Marcus Garvey (ne cherchez pas, celui-là n'est pas musicien). Je les ai vu à l'Astrale, la salle du festival de Jazz. L'avantage de la salle c'est que le son était impeccable (je n'avais jamais entendu un son de trompette aussi chaud!); le désavantage, c'est que le public était calme. Il aura fallu une demi-heure pour que les chaises soient vides et que la salle entière soit debout à danser et hurler.